Le procès de Loïk Le Priol et Roumain Bouvier s'est ouvert ce lundi 7 septembre devant la cour d'assises de Paris.
Les militants d'extrême droite Loïk Le Priol , 32 ans, et Romain Bouvier , 35 ans, à l'ouverture de leur procès devant la cour d'assises de Paris.
Le procès de Loïk Le Priol et Roumain Bouvier s'est ouvert ce lundi 7 septembre devant la cour d'assises de Paris. Dans une salle Voltaire pleine à craquer, Loïk Le Priol se lève. Depuis le box des accusés, l'homme de 32 ans décline son identité au premier jour du procès pour la mort deChemise bleu ciel à longues manches, lunettes sur le nez et cheveux bruns parfaitement coiffés, l'ancien militaire se montre particulièrement courtois.
"Oui monsieur le président","tout à fait monsieur le président", l'entend-on répondre aux questions qui lui sont posées. Une image de quasi gendre idéal qui s'effrite dès la lecture des faits qui lui sont reprochés. Loïk Le Priol est jugé pour l'assassinat de Federico Martin Aramburu. Dans la nuit du 18 au 19 mars 2022, cet ancien international du rugby argentin avait été tué par balles après une altercation dans un bar à Paris.
De cette lecture des faits, un homme ne perd pas une miette: Shaun Hegarty. La nuit du drame, Shaun Hegarty était installé en terrasse du Mabillon, dans le 6e arrondissement de Paris, avec Federico Martin Aramburu, à une table voisine de celle de Loïk Le Priol, Lyson R. et Romain Bouvier. Une première altercation avait éclaté quelques minutes avant la mort par balles du rugbyman.
Au premier jour du procès, Shaun Hegarty, partie civile dans ce dossier, prend des notes, beaucoup de notes. Il tourne et retourne sa feuille, se relit. Parfois, l'ex international de rugby lève le stylo, puis la tête en direction de Loïk Le Priol. L'organisation de la salle d'audience fait qu'il est assis en face des deux hommes accusés pour l'un d'avoir assassiné et pour l'autre d'avoir tenté d'assassiner son ami et associé.
Loïk Le Priol partage en effet son box avec Romain Bouvier. gé de 35 ans, il est jugé pour tentative d'assassinat dans ce dossier.
Deux personnes, soupçonnées d'avoir dissimulé des preuves et fourni une aide logistique aux accusés pour leur cavale, comparaissent, elles, libres: Lyson R., petite amie de Loïk Le Priol à l'époque des faits, et Anthony S. Appelés à s'exprimer après la lecture des faits, qu'ils écoutent attentivement sans baisser la tête, Loïk Le Priol et Romain Bouvier contestent, l'un après l'autre, les faits qui leur sont reprochés.
"Je conteste totalement les faits", lance Romain Bouvier, debout, le torse tourné vers la cour. "Je n'ai jamais voulu le tuer, même pas le blesser. Je n'aurais pas dû avoir cette arme chargée dans ma poche. Je reconnais en avoir fait usage sur la voie publique à quatre reprises.
" Il s'en explique alors:"Du premier au dernier coup, j'ai toujours voulu tirer par terre pour que je puisse avoir le temps de m'enfuir je pensais que j'étais en train de me faire poursuivre et qu'ils étaient à mes trousses.
"Il n'apprendra que le lendemain que Loïk Le Priol avait tiré à six reprises et touché quatre fois, dont deux tirs mortels, l'Argentin. "Quand j'ai appris la nouvelle de cette tragédie effroyable , j'ai cru que j'étais l'auteur de sa mort. " "Depuis cette catastrophe, je pense tous les jours à Federico Aramburu, à sa famille et à Shaun Hegarty qui vu son ami mourir dans ses bras", conclut-il, la voix tremblante.
À son tour Loïk Le Priol prend la parole. S'il avoue avoir tiré et tué le rugbyman argentin, il maintient ne pas avoir prémédité son geste.
"Je suis l'auteur de la mort de Federico, mais j'ai toujours expliqué avoir tiré pour me défendre", lâche le trentenaire. "La cour décidera si ma défense était légitime. Quelle que soit sa décision, c'est à vie que je serai condamné à porter ce drame immense.
" Et de conclure:"Je ne cesserai jamais de demander pardon à la famille. " "Je ne savais pas que cela viendrait si vite": Ségolène Royal annonce avoir obtenu les parrainages nécessaires pour participer à la primaire socialiste La France et la Corée du Sud vont investir un milliard d'euros sur cinq ans pour soutenir "la filière de l'image" Un homme suspecté d'avoir violé une femme dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux placé en garde à vue dans le Val-d'Oise "Ce n'était pas très intelligent de ma part": Olivier Faure reconnaît "une maladresse" après sa comparaison entre l'incendie du Porge et Oradour-sur-GlaneDIRECT.
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