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Or, selon l'enquête Pisa, 29,4 % des élèves flamands n'atteignent pas le niveau de base en lecture. C'est préoccupant, puisqu'il s'agit de compétences essentielles dans la vie quotidienne.
En mathématiques, 25,6 % des élèves ne maîtrisent pas les bases. En sciences, ils sont 22,6 %.
À l'autre extrémité de l'échelle, la tendance est inverse : les élèves les plus performants sont de moins en moins nombreux. En mathématiques, alors qu'un élève sur trois faisait partie des meilleurs en 2003, ils ne sont plus qu'un sur neuf aujourd'hui. En sciences, seuls 8,2 % atteignent les niveaux les plus élevés, contre 5,6 % en lecture. Le recul est particulièrement marqué dans l'enseignement professionnel.
Une fracture qui commence tôt
Derrière ces chiffres se dessine une autre réalité : tous les élèves ne partent pas avec les mêmes chances. Le milieu social reste en effet un puissant facteur de réussite.
En Flandre, un élève sur trois issu d'un milieu socio-économique défavorisé fait partie des élèves les plus faibles. Chez les jeunes issus des milieux les plus favorisés, cette proportion tombe à un sur dix.
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La Flandre reste ainsi confrontée à une importante fracture scolaire. Certains pays montrent pourtant qu'il est possible d'obtenir de bons résultats tout en réduisant les écarts sociaux. L'Estonie en est un exemple : ses élèves obtiennent de meilleurs scores moyens et les différences entre milieux sociaux y sont moins marquées.
Une partie des difficultés semble par ailleurs prendre racine dès l'école primaire. Près d'un élève sur cinq qui entre en première année de la filière B arrive directement de la quatrième année primaire. Ces jeunes ont donc déjà rencontré des difficultés importantes dans l'enseignement fondamental.
Le secondaire doit alors faire face à des classes où les niveaux sont extrêmement différents. Certains élèves ont besoin de reprendre les bases, tandis que d'autres disposent déjà de compétences leur permettant d'aller plus loin.
Repenser le passage de l'école primaire au secondaire
Pour les enseignants, le défi est immense. Selon Katholiek Onderwijs Vlaanderen, la principale organisation de l'enseignement catholique en Flandre, le système devrait mieux accompagner les élèves avant qu'ils ne décrochent et éviter que les difficultés accumulées à l'école primaire ne se transforment en retard durable dans le secondaire.
Pour l'OVSG (Onderwijs Voor Steden en Gemeenten), une piste consiste à permettre à un élève de progresser rapidement dans une formation professionnelle où il est à l'aise, tout en lui donnant davantage de temps pour consolider ses compétences générales.
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Selon l'organisation, relever le niveau ne signifie pas renoncer aux élèves qui rencontrent des difficultés. Au contraire : il s'agit de leur donner les moyens d'atteindre des exigences plus élevées.
Quant à la ministre de l'Enseignement, Zuhal Demir (N-VA), elle souligne qu'il "ne faut pas s'attendre à une amélioration dans les trois prochaines années, mais plutôt d'ici dix ans ".
La Genkoise promet également de poursuivre les recherches sur les inégalités à l'école. Les chiffres montrent notamment que les garçons obtiennent en moyenne de moins bons résultats que les filles. Pour la ministre, mieux comprendre ces inégalités sera essentiel pour inverser durablement la tendance.
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