Des citoyens et agriculteurs du Bas-Saint-Laurent, de la Montérégie, de Lanaudière, de l'Estrie, du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches de la Capitale-Nationale et de la Mauricie ont marché à Québec. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
«On est sortis du fond de notre rang pour être ici», lance à la blague Maxime Laplante, président de l'Union paysanne, qui a quitté sa ferme de Sainte-Croix, dans Lotbinière, pour manifester dans la capitale.
Pour le reste, le ton était beaucoup plus sérieux.
«On fait face à un immense projet d'éoliennes industrielles dans nos champs, sans consultation, sans qu'on sache pourquoi et sans qu'on ait de réponses à nos questions. On est dans l'obscurité totale», s'indigne M. Laplante.
À droite, Maxime Laplante, président de l'Union paysanne, mentionne ses préoccupations quant au développement éolien près de chez lui à Sainte-Croix, dans Lotbinière. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Innergex veut faire un parc éolien de 100 mégawatts dans la MRC de Lotbinière, donc environ 18 éoliennes d'environ 210 mètres de hauteur et de 170 mètres de diamètre.
Dans ce projet, une éolienne serait plus haute que le complexe G, qui mesure 177 mètres avec son antenne.
«Ce n'est pas pour rien qu'ils veulent nos terres, ce sont les meilleures. On les a drainées, nivelées. Il n'y a plus de roches, plus d'arbres», ajoute Maxime Laplante.
Ce dernier souligne que les projets éoliens viennent parfois diviser les villages. Certains propriétaires de grandes terres acceptent d'y installer une éolienne, bien loin de leur maison, sans nécessairement penser au voisin qui, lui, l'aura juste à côté, déplore M. Laplante.
Il craint notamment que, l'hiver, les éoliennes projettent de lourds projectiles de glace, qui peuvent parfois se rendre à plus de 200 mètres.
Les manifestants veulent un moratoire du développement éolien au Québec. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Des citoyens et agriculteurs du Bas-Saint-Laurent, de la Montérégie, de Lanaudière, de l'Estrie, du Centre-du-Québec, de la Capitale-Nationale et de la Mauricie ont aussi ajouté leur voix, dimanche, à celle de Maxime Laplante.
Quatre demandes
L'organisatrice de la grande marche, Janie Vachon-Robillard, du Regroupement vigilance énergie Québec, a présenté une liste de quatre demandes au gouvernement.
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