Après une journée de cafouillage au sommet de l'État, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réaffirmé, mardi 8 septembre, son opposition à « toucher à l'épargne salariale ». Mieux : le locataire de Matignon soutient son déblocage exceptionnel sans impôt, ni cotisation, jusqu'à 5 000 euros.
C'est un drôle de virage que le gouvernement a effectué, en moins de 48 heures, sur le dossier de l'épargne salariale. Alors que le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a reconnu, lundi 7 septembre, sur RTL, que la piste de soumettre à cotisations sociales l'épargne salariale — déjà soumise à la CSG et à la CRDS — était à l'étude en vue du budget 2027, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dit, ce mardi, exactement le contraire, sur le réseau X. « Soyons clairs : il n'a jamais été question de toucher à l'épargne salariale », a écrit le locataire de Matignon, en début d'après-midi.
En fin de journée, lundi, l'entourage du chef du gouvernement avait déjà tenu à démentir l'article publié par Les Échos et l'idée que l'exécutif viendrait ponctionner par des cotisations sociales les versements d'épargne salariale supérieurs à 3 000 euros. À savoir, les sommes distribuées par les employeurs dans le cadre de l'intéressement, de la participation, du plan d'épargne entreprise (PEE) ou encore du plan d'épargne retraite collectif (Perco).
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