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DÉCRYPTAGE - Le projet de loi de la Commission sur l'accélérateur industriel donne une définition très élargie du « made in Europe » incluant des composants de dizaines de pays, dont le Vietnam ou le Maroc. Un rapport parlementaire défend une définition plus stricte.
Pierre Jouvet en est convaincu : la victoire, dimanche dernier, du parti d'extrême droite allemand AfD en Saxe-Anhalt « est le produit d'un territoire vidé de sa capacité industrielle ». Dans l'ensemble de l'Europe, « la désindustrialisation fait rage », dénonce l'eurodéputé socialiste. Et particulièrement en France, où l'industrie ne pèse plus que 10 % du PIB, le même niveau qu'en Grèce, fait valoir l'élu français. Ce dernier présentait mardi un rapport, remis la veille à la Commission européenne, l'Acte pour l'accélération industrielle, corédigé avec l'eurodéputé français MoDem Christophe Grudler et l'élue écologiste allemande Anna Cavazzini.
Ce texte des trois parlementaires est la version amendée du projet de loi présenté début mars par le vice-président de la Commission, le français Stéphane Séjourné. Un texte accouché, dès la première étape du long processus législatif européen, dans la douleur. La présentation par le commissaire chargé de la Stratégie industrielle…
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