À Saskatoon, le copropriétaire de l'atelier d'art imprimé Jillian Ross Print, Brendan Copestake, explique que l'impact de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis est une « catastrophe » pour sa petite entreprise.
De l'art d'une valeur de 75 000 $ est actuellement bloqué dans un entrepôt des douanes, ajoute-t-il. L'envoi avait été fait avant que le président Donald Trump déclare de nouveaux tarifs. Or, quand l'art est arrivé à la frontière, les tarifs étaient en place et le client américain a refusé de payer 35 000 $ de plus, explique Brendan Copestake.
Nous avons actuellement plusieurs œuvres d'art bloquées en douane qui sont en cours de retour, car nos clients américains refusent de payer les droits de douane de 50 %, ce qui est tout à fait compréhensible.
Alors que les contre-tarifs du Canada entreront en vigueur mardi sur plus de 700 produits américains, Brendan Copestake explique que la plupart des artistes canadiens sont dans une situation similaire à la sienne, car la majorité de leur marché se trouve chez le voisin américain.
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Si on leur impose une taxe de 50 % sur leurs œuvres d'art, ils vont perdre leur clientèle , analyse Brendan Copestake.
Alors que le fédéral a décidé d'attribuer des millions de dollars à des entreprises à travers le pays pour les aider face à la situation, Brendan Copestake dit que son studio ne peut pas prétendre à ces aides.
La plupart des entreprises admissibles doivent réaliser un chiffre d'affaires d'au moins un million de dollars et être constituées en société. Or, les artistes et les studios comme le nôtre ne correspondent pas à ces critères. Je n'ai encore trouvé aucune aide fédérale pour les microentreprises comme la nôtre.
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Brendan Copestake est copropriétaire de Jillian Ross Print à Saskatoon. L'atelier aide les artistes à imprimer leurs œuvres, qui sont ensuite rapidement acquises par des collectionneurs d'art, principalement américains.
Photo : Radio-Canada / Aishwarya Dudha
Brendan Copestake dit que les artistes doivent s'adapter et que certains envisagent d'ouvrir des ateliers pour donner des cours aux locaux sur leurs pratiques artistiques, et ce, afin de survivre.
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Le Secrétaire d'État au Développement rural, Buckley Belanger, explique que Développement économique Canada pour les Prairies a parcouru la province afin d'évaluer l'impact des tarifs et les entreprises à aider. En conférence de presse la semaine dernière, Buckley Belanger a reconnu que certains éléments manquants pourraient exister, mais que l'agence pourra y remédier.
Des aides pour certaines entreprises
À Regina, Luke Shaheen a 100 000 $ de trampoline à la frontière. On craint que, si nous payons ces droits de douane et que nous faisons passer ces produits à la frontière, ces droits puissent être supprimés le lendemain [...] Et si cela arrive, on ne récupère pas l'argent.
L'associé gérant de Crazy Ape Extreme Equipment, qui fabrique des trampolines, explique que la moitié des ventes concerne les États-Unis. Nous constatons [actuellement] qu'une commande de 30 000 $ se transforme en une commande de 45 000 $.
Il espère que son entreprise aura accès aux aides et compte faire les démarches nécessaires. Les subventions gouvernementales sont formidables et vraiment conçues pour aider les entreprises à se réorienter. [...] Cela ne résout pas nécessairement les problèmes immédiats liés aux 50 000 $ de trampoline dans notre entrepôt.
Luke Shaheen s'inquiète néanmoins pour les plus petites entreprises qui n'auront pas accès aux aides.
À l'atelier d'art imprimé, Brendan Copestake aimerait avoir de l'aide provinciale et fédérale sous la forme de prêts sans intérêt. Cependant, il assure que les Canadiens peuvent aussi apporter leur contribution.
Si la communauté pouvait acheter localement, ce serait formidable. Ce serait un bon début.
Avec les informations (nouvelle fenêtre) d'Aishwarya Dudha
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