«Mortifère ». Lors d'un entretien accordé à Le Républicain, Joël Hocquelet n'a pas hésité à employer des mots forts au moment de qualifier la taxe foncière de Marmande, s'élevant à 64,98 %, soit le deuxième taux le plus élevé du Lot-et-Garonne. « C'est un frein à l'attractivité », a posé le maire.
Bien conscient du boulet qu'il traîne, l'élu a toutefois reconnu qu'une baisse était pour l'heure inenvisageable. En effet, la taxe foncière représente environ 50 % des ressources de la commune. « C'est une part énorme, et quasiment notre seul levier fiscal […] La taxe foncière finance le budget de la ville, les investissements comme le fonctionnement », a-t-il exposé.
Ces recettes sont d'autant plus vitales que les aides de l'État diminuent. Or tout cela s'inscrit dans un contexte particulier. « Marmande s'est équipée comme une ville de 40.000 habitants », a cherché à clarifier Joël Hocquelet. Pourtant, la cité de la tomate n'en compte que 18.000. Un décalage néfaste ayant contraint la municipalité à délocaliser certaines de ses compétences et les rentrées fiscales allant avec. Le tout sans compensations. « La cotisation foncière des entreprises va, par exemple, à Val de Garonne Agglomération et non pas à la Ville », a-t-il illustré.
Autre facteur aggravant, Marmande compte une moitié de propriétaires et une autre de locataire. Et avec l'abandon de la taxe d'habitation, « les propriétaires doivent payer […] pour tout le monde », a estimé le maire, désabusé.
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