Ce mardi 8 septembre 2026, la CGT appelait les cheminots de l'ex-région Languedoc-Roussillon à faire grève. Le syndicat dénonce, entre autres, une situation de sous-effectif et une augmentation des sanctions disciplinaires. Dans les Pyrénées-Orientales, deux conducteurs du Train jaune, dont le secrétaire général de l'union départementale de la CGT, Julien Berthélémy, sont dans le collimateur de la direction.
Jour de colère ce mardi 8 septembre pour les cheminots de l'ex-région Languedoc-Roussillon. Après un été particulièrement chaud, notamment marqué par "une hausse du nombre d'agressions", les salariés de la SNCF se sont mobilisés pour réclamer des embauches, une amélioration des conditions de travail et "un arrêt du management par la sanction". En Pays Catalan, plusieurs lignes ont été fortement impactées, dont notamment celle reliant Perpignan à Portbou, celle entre Perpignan et Villefranche et celle du Train jaune.
Il faut dire que cette dernière est aux premières loges concernant les sanctions et menaces de sanctions que dénonce la CGT. Deux conducteurs du Train jaune sont convoqués en conseil de discipline le 17 septembre prochain. Et l'un d'entre eux n'est autre que le secrétaire général de l'union départementale de la CGT des Pyrénées-Orientales, Julien Berthélémy. Ce dernier, à qui la direction reprocherait de ne pas avoir attendu l'autorisation du chef de ligne pour repartir, encourrait selon le syndicat "un dernier avertissement avant licenciement, 12 jours de mise à pied et une mutation disciplinaire". Quant à son collègue, qui aurait fait monter un journaliste en cabine sans autorisation, la sanction proposée prévoirait, selon la même source, "un dernier avertissement avant licenciement et 10 jours de mise à pied".
Des propositions de sanction disproportionnées
Selon le secrétaire de la CGT Cheminots de l'ex-région Languedoc-Roussillon, Eric Bringuier, ces deux convocations interviennent dans un contexte d'augmentation du nombre de sanctions à l'encontre des personnels de la SNCF. "Nous avons deux conducteurs concernés sur le Train jaune, mais également des mécaniciens ou des contrôleurs un peu partout dans la région, détaille-t-il. Dès qu'un cheminot sort la tête, la boîte fonctionne à la sanction, ce qui n'était pas le cas avant. Nos militants sont de plus en plus touchés. Certains agents ont peut-être commis une faute. Cela peut arriver. Ce que nous pointons du doigt, c'est le caractère disproportionné des sanctions proposées."
Cependant, le mouvement de grève de ce mardi ne se cantonnait pas à ce thème. Eric Bringuier dénonce également une situation de sous-effectif mise en lumière par les problématiques rencontrées cet été : "Toute la saison, nous avons eu des problèmes d'effectifs. Tout le monde a souffert de la chaleur. Les voyageurs étaient excédés, notamment en raison de climatisations qui ne fonctionnaient pas, de toilettes qui étaient fermées ou de trains supprimés. Le nombre d'agressions envers les contrôleurs a doublé. On ne peut pas continuer comme ça." Selon Eric Bringuier, cet été, des trains jugés "sensibles" où l'on met d'habitude deux contrôleurs, seraient partis "avec un seul voire aucun contrôleur".
Contactée, la direction de la SNCF n'a pas souhaité réagir.
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