(Boischatel) Au lendemain de la rencontre entre la première ministre du Québec et trois chefs de l'opposition, Ruba Ghazal dit « rester sur sa faim ». À son sens, Christine Fréchette ne disposait pas d'assez d'informations lundi soir, et la porte-parole exige des réponses.
« Elle ne savait pas si le Québec serait le plus touché par les contre-tarifs que les autres provinces, alors que Mark Carney, c'est sûr qu'il a fait cette évaluation. Je trouve ça inquiétant », a critiqué la candidate de Québec solidaire, en point de presse sur la Côte-de-Beaupré. « Elle ne savait pas non plus quelles régions du Québec seraient plus touchées par les contre-tarifs. »
Devant l'apparence d'une possible « baisse du pouvoir d'achat » de la population québécoise, QS se réjouit que Mme Fréchette les « rejoigne » sur « l'augmentation de l'approvisionnement public ». En fait, 1,5 milliard serait réservé aux entreprises locales pour la réalisation de contrats gouvernementaux dans les quatre prochains mois, a annoncé la cheffe caquiste mardi matin.
La formation de gauche blâme cependant qu'il a fallu une crise pour faire débloquer le dossier. « Il faut le faire de façon pérenne, dans le temps, à long terme », a poursuivi Mme Ghazal.
Ça fait des années qu'on le demande, et soudainement, du jour au lendemain, ça devient possible. Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire
Les solidaires ont rappelé leurs propositions phares dans le contexte commercial actuel : une « provision Trump » de 2 milliards sur deux ans pour soutenir les entreprises pénalisées, puis l'utilisation de l'hydroélectricité québécoise comme « levier de négociation ».
Également présent, l'autre porte-parole, Sol Zanetti, a fait valoir que cette période d'instabilité est selon lui une occasion de réfléchir à la transition écologique et l'indépendance. Il blâme Ottawa de vouloir « investir des milliards dans un projet d'oléoduc en Alberta […] même si on sait qu'on va frapper un mur ».
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