"Comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête." La situation financière de l'Adavirs est préoccupante en cette rentrée 2026. Depuis le mois de juin, l'association d'aide aux victimes d'infractions et de réinsertion sociale fait l'objet d'un audit par le service régional de la cour d'appel de Paris.
Et ce en raison d'un déficit "assez conséquent" pour l'année 2025 estimé à 41.000 €. "Les mois qui viennent de passer n'ont pas été évidents. L'audit en cours est destiné à s'assurer de la possibilité de la continuité de l'association. On n'a pas encore les conclusions. Elles doivent être finalisées dans le courant de ce mois de septembre", explique Nicolas Calvao, le directeur de l'Adavirs.
Difficultés liées à la prime Ségur
L'association, habilitée par le ministère de la Justice, est décomposée en deux branches : l'aide aux victimes (AAV) d'une part, financée uniquement par les subventions (Cour d'appel de Paris principalement, mais aussi Conseil départemental, le fonds interministériel de prévention de la délinquance, les collectivités territoriales) et l'activité sociojudiciaire (ASJ), d'autre part, alimentée par les frais de justice, les tarifications à l'acte (enquête de personnalité, contrôle judiciaire, etc).
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L'Adavirs comptait jusqu'à présent 12 salariés (9 sur ces deux pôles auxquels s'ajoutent le directeur, l'agent d'accueil et un responsable administratif). "Il y a eu une extension de la prime Ségur à la branche sanitaire et médico-sociale à laquelle est rattachée l'Adavirs. Cela induisait une augmentation des salariés. On a fait le choix de l'étendre à tous les salariés de l'association car cela représentait 183 € nets d'augmentation et on ne voulait pas créer de tensions ou de disparités alors que les salariés font le même travail", recontextualise Nicolas Calvao.
Une création de poste au mauvais moment
Or, les aides financières liées à cette prime Ségur sur lesquelles comptait l'association n'ont pas été versées intégralement. "Pour l'ASJ on a cru à un financement, soit 22.000 € pour étendre la prime Ségur, mais il n'est jamais arrivé. On a eu zéro marque de soutien de la part du ministère", regrette le directeur.
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