Le succès des plateformes chinoises inquiète

Le succès des plateformes chinoises inquiète
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Category: Business
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Des produits disponibles rapidement et à prix bas : le commerce en ligne via des applis comme Temu ou Shein explose. Mais elle inquiète aussi les fabricants locaux pour qui il est difficile de rivaliser. Quelques dollars, et le produit arrive directement à la maison. Sur Instagram et TikTok, les vêtements et accessoires de Shein ou Temu sont devenus incontournables pour de nombreux jeunes Africains. Des plateformes qui misent sur des prix très bas, un choix immense et les influenceurs pour attirer les consommateurs. Mais derrière ces bonnes affaires se cache une question : qui paie le prix de cette nouvelle concurrence ? En Afrique du Sud, Shein est présent depuis 2020 et Temu, depuis 2024. Selon une étude commandée par le Localisation Support Fund, les deux plateformes ont réalisé environ 7,3 milliards de rands de chiffre d'affaires en 2024, soit près de 405 millions de dollars. Dans le secteur de l'habillement, du textile, de la chaussure et du cuir, elles représenteraient déjà 37 % des ventes en ligne. Pour les fabricants locaux, la concurrence est difficile à supporter. C'est ce qu'explique Simon Eppel, le représentant du syndicat sud-africain des travailleurs de l'habillement et du textile : "En Afrique du Sud, le syndicat des travailleurs de l'habillement, du textile et de la chaussure collabore avec les acteurs du secteur, notamment le gouvernement, les grands distributeurs et les fabricants, afin de lutter contre les effets très néfastes des détaillants en ligne étrangers tels que Shein et Temu. Ces derniers ont engrangé des milliards de rands, la monnaie nationale, soit plus de 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, ce qui a fait perdre près de 60 millions d'euros aux fabricants locaux. Cela a entraîné la suppression de près de 8 000 emplois dans les usines de confection et de textile. Et si rien n'est fait, 34 000 emplois supplémentaires seront menacés dans nos usines de confection locales." Selon cette étude, près de 8 100 emplois auraient déjà été affectés entre 2020 et 2024. Et plus de 34 000 emplois supplémentaires pourraient être menacés d'ici 2030. Des projections qui ne constituent toutefois pas une prévision certaine. Au Ghana, les industriels observent eux aussi une pression croissante sur les entreprises locales. Pour Tsonam Cleanse Akpeloo, de l'Association of Ghana Industries, le problème vient notamment de la différence de prix : To view this video please enable JavaScript, and consider upgrading to a web browser that supports HTML5 video "L'impact des détaillants en ligne asiatiques à très bas prix, tels que Shein et Temu, se fait de plus en plus sentir au Ghana. Leurs prix sont attractifs dans une économie sensible aux prix, où les consommateurs recherchent naturellement des produits adaptés à leur budget. Le défi réside dans ce qui se passera lorsque ce comportement d'achat se généralisera. Les entreprises locales doivent rivaliser avec des produits provenant directement des grandes chaînes d'approvisionnement asiatiques, souvent à un prix qu'elles ont du mal à égaler." Pour les consommateurs, ces plateformes offrent des produits abordables et tendance, mais elles posent aux gouvernements africains un défi majeur : profiter du commerce numérique, tout en protégeant les entreprises, les emplois et la .

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