« Adieu monde cruel », c'est l'histoire d'Otto Vidal, un adolescent de 14 ans, harcelé au collège qui décide de mettre fin à ses jours, après avoir écrit une lettre pour prévenir les élèves de sa classe de troisième. Mais voilà, il manque son suicide. Pour ne pas perdre la face, il décide de faire le mort en se cachant dans un immeuble abandonné.
Une nuit, Léna, une fille de son collège, le voit errer en ville et lui propose de le cacher dans une chambre inutilisée de l'hôtel de ses parents. Au fil des jours, l'écorché vif va retrouver le goût de la vie auprès de sa protectrice « persuadée qu'il ne peut pas se passer que des choses mauvaises. Il y a forcément des choses belles qui vont arriver. » L'amour en est une…
Le premier long-métrage de fiction de Félix de Givry (co-scénariste et producteur du film d'animation « Arco », réalisé par son copain Ugo Bienvenu) est un petit miracle de romantisme, tourné à Lisieux, en Normandie. « Une ville à la taille du récit, avec un arrière-plan religieux », qui a littéralement « envoûté » le réalisateur.
Milo Machado-Graner dans "Adieu monde cruel". | ©ARTE FRANCE_REMEMBERS_ILIADE_ET_FILMS_UMEDIA
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Milo Machado-Graner dans "Adieu monde cruel". | ©ARTE FRANCE_REMEMBERS_ILIADE_ET_FILMS_UMEDIA
Dans le rôle d'Otto, on retrouve Milo Machado-Graner, révélé par « Anatomie d'une chute »et vu dans « Mercato », « Ma mère, dieu et Sylvie Vartan ».... À 17 ans, l'étudiant en lettres a été séduit par « la précision de l'écriture du scénario » d'« Adieu monde cruel ». S'il y a plein de points sur lesquels il ne se retrouve « pas du tout » dans le personnage d'Otto, il avoue quand même avoir « partagé, étant plus jeune, cette sorte d'exigence très forte de pureté dans les relations, qu'on perd en grandissant. »
Il forme avec l'actrice Jane Beever le couple d'adolescents touchant de cette histoire d'amour pur, filmée en pellicule 16 mm et portée par la musique d'Arnaud Toulon, compositeur de la bande-son d' « Arco ». Le thème principal qu'il a choisi ici évoque le style de Philippe Sarde dans « Les choses de la vie » (1970). L'accord parfait.
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