En Côte d'Ivoire, la bataille pour attirer davantage d'investissements se joue aussi sur le terrain de la simplification administrative. Conscient que la rapidité, la transparence et la prévisibilité des démarches peuvent peser dans la décision d'un investisseur, le Centre de Promotion des Investissements en Côte d'Ivoire (CEPICI) accélère la transformation numérique du parcours de l'investisseur, avec un accent particulier sur la gestion des licences et permis d'affaires.
Fin août, à Abidjan, l'institution a réuni les points focaux des ministères, institutions et administrations concernés autour de la plateforme e-Licences. L'objectif : améliorer la qualité, le suivi et l'actualisation des informations réglementaires auxquelles sont confrontées les entreprises et les porteurs de projets.
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Pour un investisseur, l'une des principales difficultés peut résider dans l'identification des autorisations nécessaires avant le démarrage d'une activité. Licence, permis, agrément, certificat ou autorisation : la multiplicité des formalités peut rendre le parcours administratif complexe. C'est précisément sur ce terrain que le CEPICI entend agir avec e-Licences. La plateforme rassemble en un même espace les informations relatives aux différentes formalités requises pour exercer une activité économique. Elle doit ainsi permettre aux investisseurs de disposer plus facilement d'une visibilité sur les exigences réglementaires liées à leurs projets. L'enjeu est donc moins de numériser des procédures que de rendre l'environnement administratif plus lisible et prévisible.
Cette ambition repose toutefois sur une condition essentielle : la fiabilité des informations mises à la disposition des utilisateurs. Une plateforme numérique ne peut être efficace si les données réglementaires qu'elle diffuse sont incomplètes ou obsolètes. C'est pourquoi le CEPICI a consacré une partie des travaux à la formation des points focaux des administrations. Ceux-ci ont été sensibilisés aux opérations de saisie, de contrôle, de validation et de mise à jour des informations publiées sur e-Licences.
Présidant les travaux au nom de la directrice générale du CEPICI, Solange Amichia, la directrice de l'Environnement des Affaires, Ramatou Fall, a insisté sur la nécessité d'une mobilisation durable des administrations afin de maintenir une information réglementaire fiable et régulièrement actualisée.
À travers cette démarche, le CEPICI inscrit e-Licences dans une stratégie plus large d'amélioration du Parcours de l'Investisseur. L'ambition est de réduire les lourdeurs administratives, d'améliorer la transparence des démarches et de faciliter les relations entre l'administration et le secteur privé. Cette orientation prend une importance particulière dans un contexte africain marqué par une compétition croissante entre les économies pour attirer les capitaux privés. Au-delà des infrastructures et des avantages fiscaux, la qualité de l'environnement des affaires devient progressivement un critère déterminant pour les investisseurs.
Dans cette perspective, e-Licences apparaît comme un instrument de compétitivité. En facilitant l'accès à une information réglementaire claire et actualisée, le CEPICI entend contribuer à réduire les incertitudes qui peuvent ralentir les projets d'investissement et, plus largement, à renforcer l'attractivité de la Côte d'Ivoire. L'objectif affiché est ainsi de faire du numérique non pas une simple vitrine de modernisation administrative, mais un véritable levier de simplification, de transparence et de sécurisation du parcours des investisseurs.
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