Au cinéma ce mercredi, «Pressure» revient sur les préparatifs du Débarquement et les tractations entre le général Eisenhower et le météorologue James Stagg
Au cinéma ce mercredi, «Pressure» revient sur les préparatifs du Débarquement de juin 1944, et les tractations entre le général Eisenhower et le météorologue James Stagg, qui ont changé l'issue de la Seconde Guerre mondiale.
Lorsque le président américain John F. Kennedy demanda en 1961 à Dwight D. Eisenhower, son prédécesseur qui a dirigé les troupes alliées lors du Débarquement en Normandie, ce qui l'avait avantagé lors du D-Day, ce dernier lui aurait répondu : «Nous avions de meilleurs météorologues que les Allemands». Ce sont justement de ces hommes dont il est question dans «Pressure», le nouveau film de l'Australien Anthony Maras , attendu en salles ce mercredi 9 septembre.
Ces héros méconnus qui ont œuvré dans l'ombre, et plus particulièrement le capitaine James Stagg , que l'on suit pendant les soixante-douze heures qui ont précédé cette journée historique du 6 juin 1944. Aux antipodes des prédictions Le scientifique britannique, droit, rigoureux et très respecté, est envoyé à Southwick House, le quartier général des forces alliées situé au nord de Portsmouth, alors que sa femme est sur le point d'accoucher.
Reléguant son futur rôle de père au second plan, l'homme se lance corps et âme dans l'analyse de cartes, et de prévisions des potentiels anticyclones et dépressions à venir, pour préparer au mieux l'opération «Overlord». Malgré les affirmations de son collègue américain Irving P. Krick , qui maintient que le soleil sera de la partie, James Stagg en est certain : le débarquement ne doit pas, pour cause de tempête, se tenir le 5 juin 1944, date initialement prévue par les Alliés, mais le lendemain.
Il prédit ce jour-là «quelques heures» de répit côté météo, ce qui faciliterait l'intervention des milliers de soldats sur mer, sur terre et dans les airs. Des discussions musclées entre hommes de pouvoirLe général Eisenhower est donc confronté à un dilemme : maintenir l'intervention au risque de perdre la guerre ou se fier aux prévisions qui ne restent pas une science exacte et bouleverser les plans établis ?
Cette adaptation d'une pièce de théâtre de David Haig, à la mise en scène classique, se présente sous la forme d'un huis-clos où les discussions musclées entre hommes de pouvoir prennent le pas sur les scènes de guerre. Grâce au personnage féminin de Kay Summersby, la secrétaire et confidente d'Eisenhower jouée par la comédienne irlandaise Kerry Condon, on découvre que ces militaires et ces météorologues ne sont pas que des tacticiens sans cœur, mais dissimulent bien une part d'humanité.
Une petite histoire au cœur de la grande Histoire qui finit par nous émouvoir. Sur le même sujet «Les ensorceleuses 2» : 3 choses à savoir sur cette suite avec Nicole Kidman et Sandra Bullock Lire Présenté en avant-première au Festival du cinéma américain de Deauville, ce thriller à la tension palpable et magistralement interprété, notamment par l'acteur Brendan Fraser, oscarisé pour «The Whale», offre un angle peu traité au cinéma.
Il met aussi en lumière l'importance de prendre en compte les éléments naturels pour éviter parfois le pire.
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