Un artisan de 52 ans a été condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nouméa pour avoir utilisé des matériaux destinés au futur gîte d'une habitante de Roh, à Maré. En 2020, celle-ci avait fui les violences qui ravageaient la tribu et lui avait confié ses biens. Cinq ans plus tard, elle a retrouvé son container vide. Elle estime son préjudice à plus de trois millions de francs.
Le container devait rester en sécurité. Cinq ans plus tard, il était vide. L'histoire, jugée devant le tribunal correctionnel de Nouméa, commence en 2019, à la tribu de Roh, sur l'île de Maré. Une habitante projette d'y construire un petit complexe touristique d'une dizaine de bungalows. Elle achète elle-même les matériaux et les fait transporter jusqu'à Nengone dans un container. Portes, fenêtres, vitres, bois, ferraille, tuyauterie, visserie et 180 parpaings… : tout ce qu'il faut pour faire sortir le projet de terre. Pour réaliser les travaux, elle fait appel à un artisan du BTP de l'île. « Il n'y a aucun accord ou contrat écrit et signé entre les deux, tout a été négocié de manière verbale », précise la présidente. Le chantier commence. Le terrain est préparé, les dalles de béton sont coulées.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche
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