Dijon. Mobilisation pour la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles

Dijon. Mobilisation pour la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles
View on original source
Category: Health
Share
Archive
Like
Comme dans de nombreuses villes en France (plus de 50), la mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles a repris lundi soir devant le tribunal judiciaire de Dijon. Le rassemblement, qui sera reconduit chaque semaine, vise notamment à demander l'adoption de la loi « intégrale », qui doit être examinée à l'Assemblée en octobre. Lire dans l'application Ajoutez-nous à vos favoris Ce lundi 7 septembre 2026, la manifestation pour l'adoption de la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles a rassemblé environ 80 personnes, dont la députée Océane Godard. Photo Vincent Lindeneher Il est 19 h 23, lundi 7 septembre devant le tribunal judiciaire de Dijon, la manifestation « pour une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles » se termine par des applaudissements nourris. Quelques secondes plus tôt, au son du Je t'accuse , de la chanteuse Suzane, l'émotion est plus que palpable. Dans l'audience, composée d'environ 80 personnes, dont une majorité de femmes et d'enfants, on se serre parfois chaleureusement dans les bras, les regards sont tristes, les yeux sont souvent rougis et il n'est pas rare que l'on pleure à chaudes larmes. Lorsque les paroles du refrain retentissent (« car je t'accuse de fermer les yeux alors que t'as tout vu, je t'accuse, fais pas l'innocent, t'as rien fait quand t'as su, je t'accuse, main droite levée »), les poings se lèvent en direction du ciel. Après une pause estivale, la mobilisation a repris notamment à l'initiative de plusieurs associations au niveau local : La parole accueillie, l'association Aperto, Le collectif pour les droits des femmes, etc. Elle s'inscrit dans la continuité des manifestations, à partir de juin, dans toute la France , après le meurtre, au printemps, de la jeune Lyhanna. Cette affaire est devenue symbolique des défaillances de la justice face aux violences sexuelles sur mineur. En effet, le principal suspect, Jérôme Barella, n'avait jamais été inquiété alors qu'il était notamment visé par une plainte en 2025. Pour rappel, la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, qui comprend des recommandations de la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) , doit être examinée par le Parlement en octobre. L'objectif est de « prévenir les violences, mieux repérer, protéger les enfants, accompagner et juger ». Devant le tribunal judiciaire, tous les participants étaient « totalement motivés », à l'image de Jacqueline et Joël, âgés 61 ans et 63 ans, venus de Sennecey-lès-Dijon. « Nous qui avons des enfants, des petits-enfants, et en plus, nous avons été famille d'accueil pendant 25 ans, et savons qu'il faut absolument les protéger », témoigne Jacqueline. « Moi-même, j'ai échappé à deux agressions, donc je sais ce que c'est… » À quelques mètres d'elle, Sabine, 32 ans, visiblement blessée, se déplace en béquilles. « Je suis moi-même victime », confie-t-elle. « Dans mon entourage, pratiquement toutes les femmes sont touchées par tous types d'agressions, au moins une fois dans leur vie, et souvent avant 14 ans… Pour certaines, l'impact sur leur vie est particulièrement important. » Elle ajoute : « La loi, il faut qu'elle passe, il n'y a pas d'autre solution pour les choses s'améliorent… On ne lâchera rien ! Personnellement, je serai là tous les lundis, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il grêle… » À côté d'elle, Heidi, 16 ans, de Dijon, explique avoir subi des sévices de la part « de [s] on géniteur ». « Au niveau de la justice, il faut que cela bouge pour que cela n'arrive plus à d'autres enfants ou autres ! » Le rendez-vous est donné tous les lundis, à 19 heures, toujours devant la cité judiciaire de Dijon. Plusieurs numéros existent : 'Viols femmes informations' : 0 800 05 95 95 ; 'Violences sexuelles dans l'enfance' : 0 805 802 804 ; 'Enfance en danger' : 119. Par ailleurs, en cas d'urgence, n'hésitez pas à contacter la police ou la gendarmerie (17). Il faut qu'elle passe, il n'y a pas d'autre solution pour les choses s'améliorent… Sabine

(0)Comments

 

A note on cookies

Newshunt uses essential cookies to keep you signed in and to remember your language and country, so the site works the way you expect. With your permission, we'd also like to use analytics cookies to understand how people use Newshunt and improve it over time.

Accepting only affects analytics. To learn more, view our Privacy Policy or Terms & Conditions.