La presse spécialisée évoque d'intrigants recrutements opérés par Amazon Web Services. Le but ? Décrocher les contrats pour le futur cloud classifié et souverain canadien. Cela m'a rappelé une vieille histoire.
Actuellement, AWS recruterait des consultants disposant déjà d'habilitations de sécurité canadiennes, des personnels externes connaissant les institutions de défense et de renseignement du pays et, si possible, les rouages des Five Eyes. Présenté comme cela, on pourrait n'y voir qu'une politique commerciale agressive. C'est pourtant exactement le genre de situation qui devrait attirer l'attention des services chargés de la contre-ingérence.
Il y a plusieurs années, j'officiais chez un opérateur télécom européen en qualité de Security Officer. Cette entreprise avait lancé un projet visant à transformer un opérateur en full MVNO. Un grand équipementier chinois avait alors tenté de m'approcher. Les méthodes employées étaient des plus classiques, mais dignes d'un roman d'espionnage. Je passerai ici sur les détails, qui feront peut-être un jour l'objet d'un article à part entière. Bref, après une approche assez longue et subtile, le jour J, j'ai refusé l'offre qui m'était faite en échange de renseignements et d'opérations d'influence.
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