En plein début de séquence électorale et après un été infernal, les pompiers français entament une mobilisation de plusieurs semaines. Attendant des réponses du gouvernement, l'enjeu est aussi d'en faire un thème de la campagne
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Une mobilisation qui se lira sur les camions rouges. Les sapeurs-pompiers français ont entamé ce mardi une grève de six semaines, demandant au gouvernement plus de moyens humains et matériels après un été infernal. En août dernier, faisant état d'un manque de personnel et d'un matériel vieillissant, le porte-parole de l'intersyndicale des sapeurs-pompiers, Xavier Boy, avait affirmé que les pompiers «ne peuvent compenser indéfiniment les insuffisances d'un système arrivé à saturation». Et la plupart des partis politiques validaient ce constat.
Si les sapeurs-pompiers français ne vont pas cesser leur activité, des slogans seront affichés sur leurs équipements et leurs véhicules. Huit syndicats de pompiers professionnels ont appelé à une mobilisation nationale jusqu'au 20 octobre, date à laquelle le marathon budgétaire devrait débuter au Parlement. L'intersyndicale a par ailleurs annoncé une grande mobilisation à Paris le 29 septembre prochain. Les représentants syndicaux des pompiers ont été reçus à 11 heures au ministère de l'Intérieur ce mardi, rendez-vous pendant lequel leur ont été présentés les premiers chapitres d'un projet de loi de modernisation de la sécurité civile. Appelant le gouvernement à entendre leur colère, les pompiers se sont dits «déçus», a assuré ce mardi Xavier Boy, après la réunion. «On pense que ça ne sera pas à la hauteur, ça ne changera pas grand-chose à la situation», indique au Temps Christophe Sansou, secrétaire général du syndicat FO SIS.
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