Un jeune homme est décédé après un malaise lors de l'une des courses du 43e marathon international de Nouvelle-Calédonie, ce dimanche à Nouméa. Plusieurs autres participants ont été secourus. Face à la saturation des secours, la course a été arrêtée à 11 heures. Les précisions de notre partenaire Les Nouvelles calédoniennes.
Un jeune homme de 25 ans est décédé, dimanche 6 septembre, alors qu'il participait à l'une des courses du 43e Marathon international de Nouvelle-Calédonie, à Nouméa. Selon la mairie, le jeune homme a été victime d'un malaise vers 9 h 45. Rapidement pris en charge par les sapeurs-pompiers, puis par l'équipe médicale du Samu, il est décédé malgré les tentatives de réanimation.
Le parquet a annoncé dimanche soir l'ouverture d'une enquête pour rechercher les causes de la mort. Le procureur de la République, Yves Dupas, exclut l'intervention d'un tiers et précise que les investigations médico-légales doivent simplement permettre de déterminer les causes exactes du décès.
Des secours saturés
Dès 9 h 30, indique la mairie, plusieurs coureurs avaient été victimes de malaises. La lieutenant-colonel des pompiers, Géraldine Bourgoin, fait état, outre le jeune homme décédé, d'un autre homme dans un état grave et de six autres personnes prises en charge, dont quatre transportés au Médipôle. Elle évoque notamment des hyperthermies sévères, c'est-à-dire une élévation dangereuse de la température du corps.
Les pompiers ont été appelés en renfort du dispositif de secours de l'événement. Les deux ambulances de la ville ont notamment été mobilisées, tandis que la Sécurité civile a été sollicitée pour assurer les secours dans les autres quartiers de Nouméa.
« La sécurité des coureurs ne pouvait plus être assurée et les services de secours étaient saturés », explique Géraldine Bourgoin. L'afflux de patients mettait également les urgences de l'hôpital sous pression. La course a donc été stoppée à 11 heures, en concertation avec les organisateurs.
Dans un communiqué, la maire, Sonia Lagarde, indique avoir pris cette décision pour préserver la capacité d'intervention des secours. « Il était de ma responsabilité de faire primer la sécurité des participants et de ne prendre aucun risque supplémentaire », souligne-t-elle.
Géraldine Bourgoin évoque plusieurs facteurs pouvant expliquer ces malaises, sans établir de cause commune à l'ensemble de ces prises en charge. Les circonstances médicales du décès restent encore à déterminer par l'enquête.
La mairie et le gouvernement ont adressé leurs condoléances à la famille du jeune coureur. Dans un communiqué publié dimanche, le gouvernement évoque lui aussi plusieurs coups de chaleur parmi les autres participants et relaie les recommandations de la direction des affaires sanitaires et sociales, notamment d'éviter les efforts physiques intenses aux heures les plus chaudes de la journée.
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