« Je pensais qu'il y avait une tolérance » : l'acupunctrice de Lorient devra remiser ses aiguilles

« Je pensais qu'il y avait une tolérance » : l'acupunctrice de Lorient devra remiser ses aiguilles
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Category: Health
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Une femme formée à la médecine chinoise a pratiqué l'acupuncture pendant quatre ans à Lorient (Morbihan). L'Ordre des médecins a porté plainte et la quinquagénaire est, ce lundi 7 septembre 2026, mise à l'amende par le tribunal de Lorient. Si elle peut poursuivre son activité de médecine alternative, sans plus jamais utiliser des aiguilles… Les treize clients entendus par les enquêteurs ont loué son professionnalisme, son sérieux, son écoute. Ils venaient soigner des maux particuliers, notamment tenter d'arrêter le tabac. L'acupuncture représente alors, dans le cabinet de la Lorientaise de 50 ans (Morbihan) formée à l'école d'ethnomédecine chinoise du Cèdre, 60 % de son activité. Elle s'installe en tant qu'auto-entrepreneuse en 2021 et auprès des personnes reçues, assure-t-elle ce lundi 7 septembre 2026 devant le tribunal, jamais je ne me suis présentée comme médecin, il n'y avait pas d'ambiguïté. Je ne me suis jamais substituée au traitement d'un… Confrère. Vision qui fait tousser le Conseil départemental de l'Ordre des médecins du Morbihan (CDOM 56) qui lui adresse, fin 2023, une mise en demeure qu'elle assure n'avoir jamais reçue. « Confusion chez les patients » Je savais que cet acte de poser des aiguilles était réservé aux médecins, argumente posément la Lorientaise, mais j'étais resté sur l'idée d'une tolérance dès lors que j'avais été formée et que je faisais les choses bien. Au terme de sa garde à vue et de la perquisition qui a suivi, elle admet [s]'être renseignée. J'aurais dû m'informer avant davantage. De fait, enchaîne le président du tribunal, une jurisprudence ancienne de la cour de cassation prévoit qu'un diagnostic ne peut être établi que par un médecin sachant, en outre, que la pose d'aiguilles peut avoir des conséquences physiologiques. Il appartient à la personne qui veut exercer une profession réglementée de se renseigner, renchérit l'avocate du Conseil de l'Ordre pour qui cette pratique, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) commence à valider le recours à dose homéopathique, porte atteinte à la profession médicale en créant de la confusion chez les patients. « Son univers s'effondre » L'usage d'aiguilles, la prévenue l'a stoppé depuis qu'elle a eu vent de la procédure, mais elle demande au tribunal de pouvoir poursuivre [sa] pratique dans le cadre du bien-être et de l'accompagnement. Son avocat invite aussi la juridiction à entendre sa bonne foi, au risque que tout son univers s'effondre. Ce à quoi la juridiction accède en condamnant cette femme, au casier judiciaire jusqu'alors vierge, à une amende délictuelle de 3 000 € avec sursis et en lui imposant de verser 1 000 € au CDOM 56 pour l'atteinte à l'image de la profession de médecin.

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