Rapport Hebdo : Le CPI pour trancher

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Category: Financial
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La probabilité d'un hike Fed en septembre est passée d'environ 70 % à 50 % la semaine dernière, avant de remonter vers 60 % après le NFP de vendredi. Le NFP à 162k, avec 55k de révisions haussières, a partiellement corrigé le rebond de l'EUR/USD sans trancher le débat sur la Fed. Le CPI de vendredi prochain est identifié comme le catalyseur décisif pour le FOMC du 16 septembre, et donc pour l'EUR/USD. La BCE doit hiker jeudi à 2,50 %, mais un ton dovish relatif au pricing de marché limiterait le soutien structurel à l'euro. La remontée du pétrole, alimentée par l'escalade au Moyen-Orient, renforce le narratif hawkish Fed à quelques jours du CPI. L'EUR/USD devrait évoluer entre 1,1580 et 1,1640 en attendant les catalyseurs de la semaine, avec un biais penché vers le bas. S'abonner maintenant La semaine dernière a été dominée par un aller-retour sur les anticipations de la Fed. Le discours hawkish de Warsh du vendredi 28 août a continué de porter le dollar en début de semaine, avec la réescalade entre les États-Unis et l'Iran et la remontée du pétrole comme accélérateurs inflationnistes. Le mouvement violent sur l'USD/JPY mercredi, réactivant les craintes d'intervention japonaise, a ensuite pesé sur le dollar de façon plus large. Waller a renforcé la dynamique baissière du dollar jeudi en conditionnant son vote à un CPI chaud, ramenant la probabilité de hausse en septembre à 50 % (contre environ 70 % en début de semaine). LeNFP de vendredi, très au-dessus des attentes, a finalement relancé le repricing hawkish sans le trancher. Le CPI de cette semaine reste l'arbitre. Reprenons la semaine dernière en détail. La semaine a démarré sur un dollar qui avait déjà rendu environ la moitié de ses gainspost-Warshlundi, sans que la conviction sur le front-end ne s'érode pour autant ; le 2 ans se maintenait au-dessus de 4,35 %. Le coupable était ailleurs, sur la partie longue de la courbe, où la remontée des rendements continuait d'être lue comme un risque d'interventionnisme du Trésor. Le debasement trade restait donc actif malgré un repricing hawkish. Mardi, la logique cyclique a repris le dessus. La flambée énergétique liée au conflit US-Iran alimentait mécaniquement les anticipations de taux des deux côtés de l'Atlantique, avec un DXY remontant vers 99,80 et un EUR/USD glissant sous 1,16. Puis mercredi,l'USD/JPYa chuté de près de 1% en quelques heures, un mouvement suffisamment brutal pour raviver les soupçons d'intervention de la Banque du Japon, qui avait déjà vendu 96 milliards de dollars fin juillet-début août. Le doute sur l'origine exacte du mouvement n'a pas empêché la nervosité de se propager à l'ensemble du complexe dollar, avec un effet baissier qui a débordé sur l'EUR/USD malgré un narratif Fed toujours hawkish à ce stade. Côté euro, la courbe swap embarquaittrois hausses BCEd'ici avril 2027 ; un pricing difficile à justifier avec un core IPCH aussi sage (2,4 % en août), mais que le gaz à 75€/MWh empêchait de dégonfler. Le second basculement, plus structurant, est venu deWallerjeudi. En déplaçant la charge de la preuve vers l'inflation, il a fait reculer les taux courts et remis la hausse de septembre à pile ou face. Dans le même temps, l'USD/JPY continuait de reculer près de 155,00, renforçant la pression baissière sur le dollar. L'EUR/USD en a immédiatement profité, remontant vers 1,1640 jeudi, un jour avant la publication du NFP. Vendredi, leNFP à 162kavec 55k de révisions haussières sur les deux derniers mois a corrigé une partie de ce mouvement dans les premières heures, avant de subitement se retourner pour clôturer autour de 1,1610. En fin de semaine dernière, le pricing de la Fed pour septembre évoluait autour de 60 % de chances d'un hike, tandis que les marchés ont les yeux rivés vers la réunion de la BCE jeudi prochain, pour laquelle une hausse est largement anticipée, ainsi que vers le CPI de vendredi prochain, en tant que catalyseur décisif pour le FOMC du 16 septembre. S'abonner maintenant Le consensus des économistes s'attend à un CPI en hausse de 0,4 % en glissement mensuel en août, et de 0,2 % sur le core. Cela devrait maintenir le taux annuel global à 3,4 %, comme précédemment, tandis que le core est attendu en baisse à 2,4 %, contre 2,5 % en juillet. Le PPI de jeudi précédera le CPI et donnera un premier indice sur la tendance inflationniste d'août. Le consensus anticipe une hausse de 0,4 % MoM en août, après 0,0 % en juillet, tandis que le core devrait augmenter de 0,3 %, après 0,2 %. Il est clair que le CPI de vendredi est le catalyseur direct pour le DXY, et ainsi pour l'EUR/USD. Un print chaud validerait le repricing hawkish Fed amorcé par Warsh et le NFP, et pousserait l'EUR/USD vers ses plus bas récents (1,1570/80), tandis qu'une confirmation du refroidissement de juin-juillet (respectivement 2,6 % et 2,5 % en glissement annuel pour le core) relancerait le scénario évoqué par Waller (prêt à voter statu quo si les pressions inflationnistes s'atténuent) et provoquerait un rebond haussier de l'EUR/USD vers 1,1660 et au-delà. Pour l'instant, le DXY semble confortable autour de 99,00, prenant appui sur le support à 98,80, et il faudra peut-être attendre jeudi avec la publication du PPI pour observer un mouvement dans un sens ou dans l'autre. En Europe, la journée de jeudi accueillera également ladécision de politique monétaire de la BCEet il est pratiquement certain que la banque centrale relèvera son taux de facilité de dépôt de 2,25 % à 2,50 %, répétant ainsi la décision prise en juin. En effet, ses responsables ne verront pas d'un bon œil le fait que l'inflation soit repassée au-dessus de 3 % en août en raison de la hausse des prix de l'énergie, même si le core reste relativement contenu à 2,4 %. Étant donné que cette décision est largement anticipée par les marchés, la question est donc plutôt de savoir ce qui va se passer ensuite. À ce stade, les marchés continuent de parier sur une nouvelle hausse des taux d'ici décembre, puis une autre l'année prochaine. Mais certains économistes estiment que la BCE n'augmentera pas ses taux au-delà de septembre, jugeant le choc actuel comme principalement un choc d'offre énergétique ne justifiant pas une politique restrictive. En outre, la forte hausse des rendements obligataires observée cet été a peut-être fait une partie du travail à la place des décideurs politiques en resserrant les conditions financières sans action directe. Une BCE qui hike par prudence sans s'engager sur un cycle prolongé limite le soutien structurel à l'euro, ce qui renforce la lecture selon laquelle l'EUR/USD reste avant tout piloté par la trajectoire Fed plutôt que par une dynamique de resserrement BCE autonome. Avec des données d'inflation US qui devraient confirmer une hausse de taux de la Fed la semaine prochaine, tout porte à croire que l'EUR/USD a plus de chances de terminer la semaine en dessous du niveau 1,16 qu'au-dessus. Un retour vers la zone des 1,1490-1,1530 semble possible en cas de repricing dovish BCE post-réunion (le recul de l'IPCH core à 2,4% en août et la révision des données de croissance à la hausse justifiant un ton dovish de la BCE relatif au pricing très hawkish du marché, plutôt qu'une confirmation de hausses futures), combiné à des données d'inflation US chaudes ancrant un hike Fed en septembre. Ce scénario s'aligne àcelui d'INGqui maintient son objectif pour l'EUR/USD proche de 1,15 à court terme, avec un retour vers 1,16 attendu en fin d'année. En attendant les catalyseurs, la paire devrait évoluer dans une fourchette étroite comprise entre 1,1580 et 1,1640. S'abonner maintenant En toile de fond, la géopolitique continue de faire couler de l'encre. Les prix du pétrole se sont dangereusement rapprochés de la barre des 100 $/baril mardi, après que desHouthis, soutenus par l'Iran, ont attaqué quatre villes du sud de l'Arabie saoudite, blessant plus de 70 personnes et incendiant des installations pétrolières, dans ce qui constitue une expansion majeure de la guerre au Moyen-Orient. Cette remontée du pétrole alimente mécaniquement les anticipations d'inflation des deux côtés de l'Atlantique et renforce le narratif hawkish Fed à quelques jours du CPI ; un facteur globalement positif pour le dollar, et donc un vent contraire supplémentaire pour l'EUR/USD à l'entame de cette semaine décisive. Merci de m'avoir lu. Lundi 07/09Labor Day (congé US)PIB révisé zone euro @11:00 Mardi 08/09Indice NFIB @12:00ADP Weekly @14:15 Mercredi 09/09Discours Lagarde @19:00 Jeudi 10/09Décision BCE @14:15PPI US @14:30Allocations chômage @14:30Conférence de presse BCE @14:45 Vendredi 11/09CPI US @14:30Sentiment Michigan @16:00Discours Lagarde @16:00

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