Le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a reçu plus de 1 000 demandes en 2025, une première, selon son rapport annuel. En Bretagne, les départements des Côtes-d'Armor et du Finistère font partie des secteurs géographiques qui enregistrent le plus grand nombre de demandes.
Le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a reçu 1 044 demandes en 2025, soit une augmentation de 6,8 % par rapport à 2024, indique un rapport annuel publié le 3 septembre 2026, qui précise que le FIVP a dû de manière inédite piocher dans ses réserves pour payer les prestations aux victimes.
Le rapport souligne un découpage nord sud, avec plus de demandes venant du nord, notamment des zones Armorique (ouest de la Bretagne), Maine-et-Loire et Bourgogne. Le cancer de la prostate reste l'affection prédominante dans les demandes formulées.
Un grand nombre de demandes en Bretagne
Parmi les territoires les plus sollicités, on retrouve les départements des Côtes-d'Armor et du Finistère, avec un total de 90 dossiers reçus (soit 8,8 % des demandes en 2025). Dans ces zones agricoles, les producteurs utilisent de manière intensive les pesticides et en sont les premiers malades, explique Michel Besnard, président du collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest.
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Les départements d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan, quant à eux, concentrent 39 demandes (3,9 %). Cette hausse continue confirme l'explosion des pathologies liées aux pesticides, dénonce Michel Besnard, pour qui les chiffres sont bien en deçà de la réalité. Beaucoup ne font pas le lien avec leur maladie. Il est difficile de reconnaître qu'on s'est rendu malade soi-même.
25,9 millions d'euros en 2025
Au niveau national, les demandeurs sont à 92,5 % des hommes, avec une part de retraités qui augmente, travaillant ou ayant travaillé dans des fermes en polyculture élevage (30 %), des cultures céréalières, légumineuses ou industrielles (13,4 %) ou en viticulture (12,6 %).
Après l'amiante, les pesticides doivent devenir la prochaine priorité de santé publique. Il faut agir maintenant pour ne pas payer le prix fort demain, conclut Michel Besnard.
Créé en 2016, le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest aide les personnes malades et leurs familles à faire reconnaître leur pathologie en maladie professionnelle et à obtenir des réparations. Ses actions se concentrent majoritairement en Bretagne et dans les Pays de la Loire.
Si vous souhaitez contacter le collectif, vous pouvez écrire à l'adresse suivante : victime.pesticide.ouest@ecosolidaire.fr
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