GEFCRF : la BAD mobilise jusqu'à 5,1 milliards $ face au choc énergie-engrais

GEFCRF : la BAD mobilise jusqu'à 5,1 milliards $ face au choc énergie-engrais
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Category: Financial
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Le GEFCRF permettra à la Banque africaine de développement de mobiliser jusqu'à 5,1 milliards de dollars supplémentaires pour aider les pays africains à absorber la hausse des coûts de l'énergie, des engrais et de l'alimentation. Le GEFCRF, nouveau cadre de réponse de la Banque africaine de développement (BAD), ouvre la voie à jusqu'à 5,1 milliards de dollars de financements supplémentaires pour les pays africains confrontés au renchérissement de l'énergie, des engrais et des produits alimentaires. Le dispositif, approuvé par le conseil d'administration du Groupe le 1er septembre 2026 et rendu public le 7 septembre, doit soutenir les États les plus exposés aux chocs extérieurs. Le financement reposera sur 4,1 milliards de dollars supplémentaires de prêts de la BAD et jusqu'à 960 millions de dollars provenant du Fonds africain de développement, son guichet concessionnel. Avec cette enveloppe, l'objectif de prêts du Groupe pour 2026 doit atteindre environ 12,7 milliards de dollars. La BAD relie cette réponse à la crise énergétique et aux perturbations commerciales provoquées par les tensions au Moyen-Orient. La hausse des prix mondiaux de l'énergie, des engrais, de l'alimentation et du transport pèse particulièrement sur les économies africaines très dépendantes des importations de carburants, d'intrants agricoles ou de denrées de base. Le GEFCRF est conçu comme un mécanisme temporaire, valable un an à compter de son approbation, avec une révision prévue avant toute éventuelle prolongation. Il sera déclenché à la demande des pays et adapté à leur niveau de vulnérabilité, afin d'éviter une réponse uniforme à des situations budgétaires et alimentaires très différentes. Quatre axes pour amortir le choc Le cadre combine financement d'urgence et mesures de résilience. Il prévoit des appuis macroéconomiques rapides, des facilités de commerce et de financement pour sécuriser les approvisionnements en nourriture, énergie et engrais, ainsi qu'une protection accrue des dépenses sociales prioritaires. Les aides doivent aussi permettre aux gouvernements de mieux cibler les ménages vulnérables, notamment les femmes et les jeunes, plutôt que de généraliser des subventions coûteuses. La quatrième composante vise le moyen terme : réduction de la dépendance aux marchés mondiaux les plus volatils, diversification des chaînes d'approvisionnement, développement de solutions régionales et renforcement de la capacité des États à absorber de futurs chocs. La BAD veut ainsi éviter qu'une réponse d'urgence se limite à compenser temporairement la hausse des prix. Un enjeu agricole et énergétique immédiat Pour l'agriculture, la disponibilité et le prix des engrais sont au cœur du dispositif. Une hausse durable du coût des intrants peut réduire les volumes utilisés par les producteurs et peser sur les récoltes, avec un risque de transmission aux prix alimentaires. Sur l'énergie, les pays importateurs restent exposés aux fluctuations du pétrole et aux coûts logistiques liés aux perturbations des grandes routes maritimes. Le GEFCRF s'inscrit dans la continuité des instruments de crise déjà utilisés par la Banque pendant la pandémie de Covid-19 et la précédente crise alimentaire. Cette fois, l'objectif est de combiner soutien financier rapide et investissements capables de rendre les économies africaines moins vulnérables aux prochains chocs sur l'énergie, les engrais et l'alimentation.

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