" Nous sommes déçus ", résume Xavier Boy, représentant de l'intersyndicale des sapeurs-pompiers. Selon lui, les mesures présentées ne permettent pas de répondre aux " fragilités structurelles " du modèle de sécurité civile ni de préparer les secours aux crises à venir. " On nous avait annoncé une rénovation de fond. Nous découvrons aujourd'hui un catalogue de mesures qui relève davantage du choix du papier peint que de la réparation des fondations" , déplore-t-il.
Les syndicats réclament notamment le recrutement de 21 000 pompiers professionnels supplémentaires, mais aussi davantage de moyens matériels et financiers. Ils demandent également une amélioration des conditions de travail, une meilleure protection de la santé des pompiers et une reconnaissance de la dangerosité de leur métier. Sur ces différents sujets, les représentants syndicaux affirment n'avoir obtenu aucune avancée lors de la réunion.
Autre sujet de mécontentement : la question des feux de forêt n'aurait même pas été abordée au cours des discussions. David Saquet, président de l'UNSA des sapeurs-pompiers, dénonce de son côté " un blabla institutionnel , du bricolage " et " rien de concret pour les pompiers. "
Les syndicats estiment que les annonces du gouvernement ne répondent pas à l'augmentation continue du nombre d'interventions, à la multiplication des crises et à l'évolution des risques.
Face à ce qu'ils considèrent comme une absence de réponse, les représentants syndicaux appellent les sapeurs-pompiers professionnels ainsi que les personnels administratifs, techniques et spécialisés à se mobiliser. Un premier rassemblement est prévu le 27 septembre au Champ-de-Mars, à Paris, avant une déambulation dans la capitale le 28 septembre. " La colère monte, elle gronde dans les casernes ", prévient David Saquet, qui assure qu'elle " n'est pas près de s'apaiser ".
À ce stade, aucune nouvelle rencontre avec le gouvernement n'est prévue, selon les syndicats.
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