Cet ovni espagnol d'Iván Zulueta, sorti en 1980 et inédit en France, a été une grande source d'inspiration pour Pedro Almodóvar au début de sa carrière. Retour sur une œuvre prophétique qui annonçait l'addiction aux images.
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L'âge d'or d'un cinéma brûlant d'audace renaît avec la sortie en salles d'Arrebato (1980), film culte de la Movida madrilène qui était resté inédit en France. Pedro Almodóvar a souvent souligné l'influence décisive qu'a eu sur lui cet ovni dont la trajectoire est faite de gloire et de douleur : désormais considéré comme une œuvre prophétique annonçant l'addiction aux images et l'ère des écrans vampires, Arrebato fut d'abord rejeté. C'était la seconde et dernière réalisation d'Iván Zulueta (1943-2009), qui ne s'en remit pas.
La malédiction s'impose, il est vrai, comme le sujet même de cette fiction intimiste baroque et même volontiers barrée. Un cinéaste spécialisé dans les petits films
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