Ce volet de la série documentaire 'Cinéastes d'Afrique' retrace le tournage du film réalisé en 1972 par Sarah Maldoror, sur la lutte pour l'indépendance de l'Angola. Un bel hommage à cette pionnière.
Elle s'est choisi un nom à 30 ans, poétique et politique : Sarah Maldoror. Née dans le sud de la France d'un père guadeloupéen et d'une mère gersoise, très vite orpheline, elle deviendra, après s'être formée à Moscou, la première cinéaste à réaliser un long métrage sur le continent africain : Sambizanga, du nom d'un quartier populaire de la capitale angolaise. Un film sur la lutte armée pour l'indépendance, tourné en 1972 alors que le pays bataille encore pour se libérer du colonisateur portugais. Le compagnon de Sarah Maldoror, Mário Pinto de Andrade, est l'un des leaders de ce combat et participe à l'élaboration du film.
Tandis que la France cofinance l'œuvre, c'est le Congo-Brazzaville qui accueille la cinéaste et son équipe, lui ouvrant même les portes d'une prison où elle filme de véritables détenus. Dans ce podcast de RFI, la comédienne et chanteuse lyrique Makeda Monnet nous raconte l'histoire du tournage tout en dressant le portrait de Sarah Maldoror grâce à des archives et des entretiens menés avec ses deux filles. Vivant, sensible, soutenu par de nombreux extraits du film restauré en 2021, son récit accroche l'oreille.
Il en est de même pour les autres épisodes de la série Cinéastes d'Afrique, tous efficacement narrés par une personnalité culturelle différente. Écrite par Maxime Grember et coproduite avec la Cinémathèque Afrique de l'Institut français, elle nous emmène de Madagascar au Sénégal en passant par la Côte d'Ivoire et la Guinée.
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