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Jean-Marc Guinchard

Entre mythe de 1813 et amnésie onusienne: le piège de la neutralité absolue prônée par l'UDC

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OPINION. La neutralité a permis à la Suisse de traverser les crises parce qu'elle a toujours su rester pragmatique et solidaire. L'enfermer dans un carcan rigide ne protégera en rien le pays, écrit le député et président du Centre genevois, Jean-Marc Guinchard La neutralité suisse n'est pas un dogme figé, mais un outil de politique étrangère vivant qui ne doit pas céder aux contradictions opportunistes. En voulant inscrire une définition rigide de ce principe dans la Constitution fédérale, l'initiative populaire soutenue par l'UDC «Sauvegarder la neutralité suisse» prétend garantir notre sécurité. Pourtant, l'argumentaire de ses partisans repose sur des contresens historiques et des paradoxes politiques majeurs qui menacent précisément la crédibilité diplomatique, la liberté de décision et le rôle humanitaire de la Suisse. Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
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