OPINION. La neutralité a permis à la Suisse de traverser les crises parce qu'elle a toujours su rester pragmatique et solidaire. L'enfermer dans un carcan rigide ne protégera en rien le pays, écrit le député et président du Centre genevois, Jean-Marc Guinchard
La neutralité suisse n'est pas un dogme figé, mais un outil de politique étrangère vivant qui ne doit pas céder aux contradictions opportunistes.
En voulant inscrire une définition rigide de ce principe dans la Constitution fédérale, l'initiative populaire soutenue par l'UDC «Sauvegarder la neutralité suisse» prétend garantir notre sécurité. Pourtant, l'argumentaire de ses partisans repose sur des contresens historiques et des paradoxes politiques majeurs qui menacent précisément la crédibilité diplomatique, la liberté de décision et le rôle humanitaire de la Suisse.
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