Fils du journaliste britannique Alexander Werth, qui se suicida en 1969, l'historien fait le lien entre son désespoir et celui de son père. Il retrace leur double itinéraire marqué par la destinée de la Russie et leur rapport douloureux à ce pays d'origine.
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D'entrée, nous voici saisis par deux drames en écho : le suicide d'un homme, Alexander Werth, en 1969 ; et le vertige d'un autre, son fils, sur le point de commettre le même geste près de cinquante-cinq ans plus tard. Deux trajectoires qui, au-delà de la filiation, s'avèrent inextricablement liées à l'épopée de la Russie, soviétique puis post-soviétique. Alexander Werth, journaliste britannique né à Saint-Pétersbourg, adhérait à l'idéal communiste. Il avait été l'un des premiers reporters à entrer dans Stalingrad en 1943, et sa Russie en guerre, publiée dans les années 1960, reste une référence.
Quant à Nicolas, 76 ans, il est depuis longtemps un remarquable connaisseur de ce que fut l'URSS ;
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