L'affaire Lyhanna l'a mis en lumière : la parole des enfants disant avoir été victimes de violences sexuelles est rarement prise au sérieux. L'historienne Véronique Blanchard revient sur les mécaniques de domination autour de cet 'impensé de la société'.
En juin dernier, l'affaire Lyhanna a déclenché un mouvement de colère contre l'inaction politique et judiciaire en matière de protection des enfants. À l'appel de l'actrice et réalisatrice Andréa Bescond, plusieurs manifestations ont été organisées jusqu'en juillet devant le ministère de la Justice, place Vendôme à Paris, et les tribunaux partout en France. Un appel à la grève générale ce lundi 7 septembre a été lancé, pour poursuivre la mobilisation de soutien aux enfants victimes de violences sexuelles, qui, selon de nombreuses associations, ne sont pas assez entendus.
Le juge Édouard Durand, coprésident de la première mouture de la Ciivise, avait une devise : « Je te crois, je te protège. »
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