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État de droit et violence légitime, ou exercice dévoyé du pouvoir et violence illégitime ? Partie I

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Qu'est-ce qui fait basculer de l'un à l'autre ? Comment, quand, pourquoi — et surtout comment l'éviter. Résumé pour les pressés L'État de droit n'est pas l'absence de violence. C'est la violence encore attachée à une chaîne : loi connue, juge que le pouvoir ne nomme pas seul, gouvernant destituable, peuple qui peut dire non. Qui détient seul le droit de frapper détient déjà, en puissance, le droit de tout décider. La force publique est nécessaire. Sans elle, c'est la guerre privée. Mais dès qu'elle se sépare de la société et se sert elle-même, elle cesse d'être légitime. L'État n'est pas la dictature. Il est toujours à une décision près de l'être. La France de 2026 reste une démocratie électorale : on vote, on publie, un gouvernement peut encore tomber. Elle n'est plus, sur plusieurs points, un État de droit pleinement effectif. Pourquoi. La Constitution de 1958 garde sa validité juridique, pas son crédit moral : presque plus personne vivant ne l'a approuvée comme pacte. L'exception (attentats 2015, Covid 2020) a duré, puis est entrée dans le droit commun (loi SILT, 30 octobre 2017). Le 49.3 a fait passer les retraites le 16 mars 2023 sans vote d'approbation. La rue est restée un droit écrit et un parcours administré. Le président du Conseil constitutionnel a été nommé en février 2025 par le chef de l'État parmi ses proches. La dissolution du 9 juin 2024 a cassé le thermomètre sans rétablir le consentement. Ce n'est pas que « la politique est un mal ». C'est que le métier s'est fermé et que la machine verticale de la Ve, conçue pour un homme d'exception, est occupée par des hommes ordinaires. Comment l'éviter. Pas un sauveur. Des leviers : référendum sur toute révision majeure et confirmation possible du pacte de 1958 ; limitation des mandats ; nominations des contre-pouvoirs hors du seul exécutif ; destituabilité réelle à seuil élevé ; RIC exigeant ; transparence de la propriété médiatique et des financements ; protection de la rue pacifique ; relocalisation d'une part de la norme. La dictature n'arrive pas toujours en uniforme. Elle arrive quand la force publique devient le droit elle-même. L'État de droit n'est pas un héritage. C'est un travail. La violence légitime n'est pas un titre. C'est une permission révocable. **** article complet - partie I **** L'État de droit n'est pas l'absence de violence. C'est la violence encore attachée à une chaîne : une loi connue, un juge que le pouvoir ne nomme pas seul, un gouvernant destituable, un peuple qui peut dire non. Quand un seul de ces maillons casse, la force publique cesse d'être un instrument du droit. Elle devient le droit elle-même. Qui détient seul le droit de frapper détient déjà, en puissance, le droit de tout décider. La dictature n'est alors que l'État sans masque. Cette vérité n'est pas une opinion de circonstance. Elle traverse dix mille ans d'histoire documentée. Elle n'épargne aucune latitude. Elle n'épargne pas davantage une démocratie qui se croit immunisée parce qu'elle vote. L'homme ne s'épanouit pas hors d'une société. Toute société un peu vaste a besoin d'une capacité collective de contrainte contre le crime, l'invasion, le non-respect des règles communes. On appelle cela la force publique. Sans elle, ce n'est pas la liberté qui revient. C'est la guerre privée : gangs, milices, vendettas, pillage, justice clanique. L'histoire l'a assez montré. Le monopole étatique de la force dite légitime a réduit certaines violences en en concentrant d'autres. C'est un fait, pas un slogan. Max Weber a donné à ce fait sa formule classique : l'État se définit par le monopole de la violence physique légitime sur un territoire. La formule est juste. Elle n'est pas innocente. « Légitime » ne signifie pas « juste ». Cela signifie seulement qu'une partie de la société — majorité déclarée en démocratie, minorité armée en dictature ouverte — a réussi à faire reconnaître, ou à imposer, sa contrainte comme étant « le droit » en vigueur. Léon Tolstoï voyait dans l'État l'organisation qui met la majorité à la discrétion d'une minorité pourvue de la force. Proudhon et Bakounine allaient plus loin : l'État n'est pas un outil neutre au service du bien commun. C'est un appareil séparé, armé, qui crée ses propres intérêts — bureaucratie, police, justice, armée — et tend à se perpétuer par eux. Pierre Clastres, dans La Société contre l'État, a inversé la perspective ethnologique. Certaines sociétés n'étaient pas « sans État » par primitisme. Elles s'étaient instituées contre l'État : chef sans pouvoir de contraindre, dette du chef envers le groupe, morcellement guerrier qui empêche l'unification, refus du surplus qui rendrait le tribut possible. Chez Clastres, le pouvoir coercitif n'est pas une fatalité anthropologique. C'est une invention historique. Une société peut être intensément politique sans souverain. La leçon n'est pas qu'une nation de soixante-neuf millions d'habitants puisse vivre comme une bande de chasseurs. Elle est plus austère : dès qu'un organe peut frapper sans être frappé en retour par la communauté, le basculement a commencé. Les sociétés que décrit Clastres conjuraient ce basculement à l'échelle d'un campement. À l'échelle d'un État moderne, il reste à inventer nos propres techniques de méfiance. Car l'État n'est pas la dictature. Il est toujours à une décision près de l'être. Une dictature, au sens moderne, n'est pas seulement le monopole de la force. C'est la réunion de trois circonstances : On y ajoute souvent une quatrième : la confusion entre le chef, l'État et le peuple. Le passage de l'un à l'autre n'a pas besoin de chars dans les rues. Il commence quand l'exercice du pouvoir cesse d'être conditionnel : quand le contrat social, les règles d'accès et de maintien au pouvoir, les recours, les limites de mandat, l'indépendance réelle des juges ne sont plus respectés — ou ne sont plus que des décors. Il s'aggrave quand le droit en vigueur n'est plus une adhésion massive à des règles tenues pour équitables, mais un ensemble de normes que beaucoup jugent inappropriées ou contraires à leurs intérêts, et qui leur sont imposées par la force, la peur, la fatigue ou l'habitude. Alors la légitimité n'est plus un consentement. Elle est une résignation. C'est pourquoi nul, sauf à revendiquer d'agir en dictateur, ne peut tenir la légitimité des règles pour éternellement acquise. En démocratie, le peuple est le souverain théorique. Un souverain qui ne peut plus contester la règle suprême n'est plus un souverain. Il est un administré. En France, la règle suprême est la Constitution du 4 octobre 1958. Elle a été approuvée par référendum le 28 septembre 1958, à 82,6 % des suffrages exprimés, avec une participation de 80,6 %. Il fallait alors avoir vingt et un ans pour voter. De ce fait brut, on tire trop souvent une conclusion trop courte : puisque presque plus personne parmi les vivants n'a voté ce texte, il serait nul. C'est rhétoriquement frappant. C'est juridiquement faux. Aucune Constitution au monde ne survit deux générations si l'on exige la signature originale de chaque citoyen vivant. Les États-Unis vivent sous un texte de 1787. La plupart des peuples héritent d'institutions qu'ils n'ont pas fondées. L'argument sérieux est autre. Un texte suprême vieux de soixante-huit ans, révisé surtout par le haut, rarement rendu au peuple dans son architecture, peut perdre son crédit moral même s'il garde sa validité formelle. Les personnes qui avaient vingt et un ans en 1958 ont aujourd'hui quatre-vingt-neuf ans. Elles sont une infime fraction du pays. Les générations suivantes n'ont jamais été invitées à dire oui ou non à l'ensemble du pacte. Elles ont voté à l'intérieur d'un cadre qu'elles n'avaient pas choisi. Elles ont parfois modifié des articles. Elles n'ont presque jamais été consultées sur la machine elle-même : présidentialisme, mode de scrutin, place du référendum, contrôle de la force publique, nomination des contre-pouvoirs. On peut donc affirmer ceci, sans tricher sur les chiffres : le consentement expressément donné en 1958 ne suffit plus, à lui seul, à fonder le sentiment d'un contrat vivant. Un État qui se dit État de droit devrait pouvoir entendre cette objection sans crier au complot. Un référendum de confirmation — oui ou non à ce texte comme base du pacte — n'est pas une fantaisie. C'est une question de souveraineté. On peut y répondre non. On ne devrait pas pouvoir l'interdire au nom du droit qu'on prétend servir. Car qu'est-ce que l'État de droit, si on l'oppose à la dictature ? C'est le système qui tente de soumettre la violence légitime à des garde-fous : légalité des décisions publiques, proportionnalité, contre-pouvoirs, responsabilité des agents, droits opposables, recours effectifs, contestation pacifique dans la rue. Son effectivité exige une police qui applique une loi votée par des représentants et, dans les cas essentiels, validée par le peuple ; des dirigeants destituables selon une procédure connue ; une stabilité suffisante pour gouverner, surtout après une crise ; des juges que le pouvoir du jour n'a pas choisis tout seuls. Sans cela, la séparation des pouvoirs est un vocabulaire. Pas une garantie. Il est tentant, à force de déceptions, de conclure que la politique, exercée par des professionnels qui en vivent, est « fondamentalement néfaste ». La formule soulage. Elle est fausse. La politique est l'activité par laquelle une société tranche des conflits sans les remettre à la guerre privée. Elle est indispensable. Ce qui est néfaste, ce n'est pas qu'il existe des gens qui s'y consacrent. C'est qu'un métier se ferme, se coopte, se finance à l'abri, se reproduise par l'exposition médiatique, et finisse par confondre la survie de ses occupants avec l'intérêt public. James Freeman Clarke l'écrivait dès décembre 1870, dans la revue américaine Old and New : l'homme politique pense à la prochaine élection ; l'homme d'État pense à la prochaine génération. De Gaulle a repris l'idée. Pierre Desproges, à l'entrée « Charles de Gaulle » de son Dictionnaire superflu, a tranché le reste avec une cruauté exacte : « Depuis, nous n'avons plus de grand homme, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche, avec une sérénité dans l'incompétence qui force le respect. » Le problème n'est donc pas que des citoyens fassent de la politique. C'est que le système réserve trop souvent l'accès réel aux fonctions suprêmes à ceux qui savent déjà en vivre : signatures, temps d'antenne, réseaux, argent, familiarité avec l'appareil. L'élection n'est pas une fiction. Elle n'est pas non plus un marché pur où le meilleur argument l'emporte. Qui ignore le poids de l'exposition médiatique dans une présidentielle française se ment. Qui en fait une loi mathématique au pourcent près se ment autrement : il transforme une tendance lourde en destin, et un destin n'appelle plus d'action. Les citoyens ne sont pas un troupeau sans mémoire. Les traiter ainsi, c'est imiter ce qu'on dénonce : une élite qui sait, une masse qui subit. Beaucoup de Français voient la capture. Beaucoup s'abstiennent par dégoût, pas par stupidité. Beaucoup votent utile par peur, pas par amour. Une société qui veut rester maîtresse de sa force publique n'a pas besoin de mépriser son peuple. Elle a besoin de lui rendre des prises. Le basculement n'arrive pas comme un coup de théâtre. Il s'installe par des habitudes. D'abord la concentration. Un régime qui fait du président la clé de voûte, du Premier ministre un exécutant, du Parlement un bureau d'enregistrement trop fréquent, et de l'état d'urgence une technique de gouvernement, prépare le terrain. La Ve République a été conçue pour un homme d'exception dans une France en guerre d'Algérie. Elle survit aujourd'hui comme machine à verticalité, occupée par des hommes ordinaires. Ensuite la nomination. Un contre-pouvoir dont les responsables sont choisis par ceux qu'ils doivent contrôler n'est plus un contre-pouvoir. Il est une annexe. Juges du sommet, autorités de régulation, hauts fonctionnaires de la force publique : dès que le même pôle exécutif irrigue toutes les nominations, la séparation des pouvoirs reste dans les manuels. Puis l'exception. Une police politique n'a pas besoin de porter ce nom. Il suffit que l'ordre intérieur se militarise, que le droit pénal de la contestation s'élargisse, que la rue devienne suspecte par principe, que l'urgence sanitaire, sécuritaire ou sociale serve à gouverner hors du rythme ordinaire de la loi. Depuis les attentats, puis la crise sanitaire, la France a appris à vivre avec des dispositifs conçus pour le hors-norme. Le hors-norme, quand il dure, devient la norme. Enfin le temps. Plus un système dure, plus ceux qui officient dans ses contre-pouvoirs ont été façonnés par lui. Ce n'est pas toujours un complot. C'est une sociologie. On se fréquente. On se doit. On se protège. On finit par croire que l'intérêt de la maison est l'intérêt du pays. Rien de tout cela n'autorise à dire que la France de 2026 est déjà une dictature au sens de 1933 ou de 1973. Les partis d'opposition existent. La presse n'est pas en prison. On peut encore publier un texte comme celui-ci. Confondre un régime non libéral en formation, un présidentialisme fatigué et une dictature accomplie, c'est offrir à l'adversaire son meilleur argument : vous exagérez, donc on peut ne pas vous écouter. Le diagnostic juste est plus froid. La France reste une démocratie électorale. Elle n'est plus, sur plusieurs points décisifs, un État de droit pleinement effectif : trop de verticalité, trop de nominations circulaires, trop d'exception banalisée, trop peu de destituabilité réelle, trop rare recours au peuple sur les règles qui le lient. Ce n'est pas la même phrase. C'est une phrase plus difficile à écarter. Emmanuel Macron est entré à l'Élysée le 17 mai 2017. Au 5 septembre 2026, cela fait trois mille trois cent quatre-vingt-dix-huit jours. Dix ans bientôt. Assez pour juger une méthode, pas seulement un homme. La méthode a consisté à gouverner souvent par le sommet, à traiter le corps intermédiaire comme un obstacle, à faire de la pédagogie une substitution au consentement, et à laisser croire que l'alternative était le chaos. On peut estimer que certaines crises l'y contraignaient. On ne peut pas estimer que cela soit sans conséquence sur la chaîne de la violence légitime. Que le successeur de 2027 s'appelle de telle ou telle façon change l'emballage. Cela ne change pas automatiquement la machine. Si les règles d'accès, de financement, d'exposition et de contrôle restent les mêmes, la politique menée gravitera autour des mêmes contraintes. Accuser une marionnette particulière console. Réformer le théâtre est plus utile. Une police qui applique la loi. Une loi que des représentants ont votée, et que le peuple peut, sur les sujets constitutifs, ratifier ou rejeter. Des dirigeants qu'on peut renvoyer sans attendre que le calendrier veuille bien s'ouvrir, selon une procédure assez exigeante pour éviter le chaos, assez réelle pour éviter l'impunité. Des juges dont l'indépendance n'est pas un vœu : des carrières, des nominations, des instructions qui ne dépendent pas du seul pouvoir contrôlé. Un droit de manifester qui n'est pas une faveur accordée par le préfet selon l'humeur de la semaine. Une force publique dont le chef politique sait qu'il n'en est que le dépositaire temporaire. Dès que l'un de ces points devient théorique, la violence de l'État n'est plus seulement légale. Elle commence à devenir illégitime aux yeux de ceux qu'elle prétend protéger. Or une force qui n'est plus tenue pour légitime doit, pour s'imposer, augmenter la contrainte. C'est la spirale. Toute l'histoire politique n'est presque que cela. Clastres a montré que de petites sociétés pouvaient empêcher le chef de devenir un maître. Une grande nation ne peut pas supprimer l'État sans rouvrir la guerre privée. Elle peut enchaîner l'État. C'est tout le programme d'un peuple adulte. Pas un cri. Des leviers. Raccourcir le sommet.Limiter strictement les mandats nationaux successifs. Empêcher qu'une carrière soit une occupation à vie de l'État. Un homme d'État pense à la génération suivante précisément parce qu'il sait qu'il ne sera plus là pour en jouir.Rendre la destituabilité possible.Une procédure de révocation populaire, à seuil élevé pour éviter le chantage permanent, existe dans d'autres démocraties. La stabilité est nécessaire. L'inamovibilité de fait ne l'est pas. Un gouvernant qui ne peut être renvoyé que par ses pairs ou par une élection lointaine a déjà trop de temps devant lui pour dévoyer la force.Nommer la propriété des médias plutôt que l'âme du public.Ce n'est pas « le peuple idiot » qui fait un président. C'est un système d'attention inégal. On ne moralise pas cela par des sermons. On le traite comme une structure : concentration des propriétaires, temps d'antenne, opacité des financements de campagne, portes tournantes entre cabinets, rédactions et entreprises régulées. La transparence ici n'est pas une vertu privée. C'est une condition de la violence légitime : qui persuade sans partage prépare qui commande sans partage.Relocaliser une part de la contrainte.Plus la force et la norme sont lointaines, plus elles deviennent abstraites, donc abusives. Commune, département, région : ce n'est pas un folklore. C'est un principe clastrien adapté à un grand État. Le Multiple empêche l'Un de tout absorber.Aucune de ces mesures n'est magique. Ensemble, elles refont une chaîne. Sans chaîne, il reste le caractère du prince. On a vu ce que valait ce pari. Cesser de croire que l'État disparaîtra s'il suffit de le haïr. La haine de l'État, sans institution de remplacement, livre le faible au fort privé. Cesser de croire que voter tous les cinq ans épuise la souveraineté. Le bulletin est un droit. Il n'est pas tout le droit. Cesser de traiter les désaccords entre citoyens comme la preuve qu'un camp entier est manipulé. Une société libre est divisée. C'est même le signe qu'elle n'est pas encore un chœur. Cesser d'attendre un sauveur. Le sauveur est le premier visage de l'Un. Clastres l'avait vu chez les prophètes autant que chez les chefs : la parole qui unifie peut aussi asservir. Cesser, enfin, de réserver la lucidité à ceux qui écrivent et la naïveté à ceux qui travaillent. Si ce texte a un destinataire, ce n'est pas une élite éveillée. C'est n'importe quel citoyen qui paie l'impôt, obéit à la loi et peut, un jour, se trouver en face d'un agent de la force publique. C'est à lui que la chaîne doit servir. On peut vivre dans un État. On ne peut pas vivre longtemps dans un État qui a oublié qu'il n'est que dépositaire. La dictature n'arrive pas toujours en uniforme. Elle arrive quand la force publique cesse d'être un instrument du droit pour devenir le droit elle-même. Le jour où l'on ne peut plus la contester que dans la rue, et où la rue elle-même devient un délit, il est trop tard pour théoriser. Il fallait, avant, raccourcir la chaîne : moins de chefs inamovibles, plus de juges hors de leur portée, une Constitution que le vivant peut encore accepter ou refuser, et un peuple qui n'abandonne pas sa souveraineté à ceux qui en vivent. L'État de droit n'est pas un héritage. C'est un travail. La violence légitime n'est pas un titre. C'est une permission révocable. Quand un pays l'oublie, il n'a plus besoin d'un tyran pour basculer. Il lui suffit de continuer. NOTA : pour attester de ce dont j'ai fait état dans la partie 1 de cet édito, j'ai rassemblé, en tant que son annexe, des faits datés et vérifiables (49.3, états d'urgence, nominations, rue, réformes). Pour que l'annexe tienne comme dossier, pas comme pamphlet. Elle constitue ainsi la partie 2 de cet édito. Retrouvez le décryptage vidéo de cet article :
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