Contre d'importantes sommes d'argent, Laurent a transmis des renseignements à des réseaux de trafics. Pour le podcats 'Sur un fil', la journaliste Pascale Pascariello est allée à sa rencontre pour comprendre ce basculement dans l'illégalité.
«La légalité, c'est une notion floue. Quand vous gagnez 2 200 euros par mois comme policier et qu'on vous en propose 5 000, 6 000, voire 10 000, ça donne à réfléchir. » Laurent exerce depuis près de trente ans et reconnaît avoir fourni des renseignements confidentiels à des narcotrafiquants en échange d'argent. « C'est devenu une routine, même si je suis conscient que c'est pas normal. La porosité, elle est partout », assure-t-il.
Pour ce podcast de Mediapart, Sur un fil, Pascale Pascariello est allée à la rencontre de profils hors cadre — une infiltrée chez les djihadistes, prochainement, en septembre, un membre de la DZ Mafia — qui ont accepté de se mettre en danger pour raconter leurs activités illicites. Le quinquagénaire connaît les risques de représailles, ceux de la voyoucratie comme ceux de l'institution policière. Un témoignage rare qui éclaire, de l'intérieur, les mécanismes de la corruption policière et les zones grises dans lesquelles certains policiers finissent par basculer.
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