Vladimir Poutine est-il en train de gagner ? Sur le terrain, la réponse est clairement non. Sur la ligne de contact, l'héroïsme et l'agilité tactique de l'Ukraine neutralisent l'armée russe. La guerre s'est déplacée dans les cieux : les missiles de Moscou et les drones de Kiev s'affrontent désormais dans une guerre d'usure visant à briser le moral des arrière-gardes. En Russie, dont les infrastructures pétrolières souffrent beaucoup de ces bombardements, l'opinion est lasse et, à mesure qu'elle le fait sentir, le chef du Kremlin devient de plus en plus paranoïaque.
Pourtant, il peut se consoler. De bonnes nouvelles lui parviennent en effet de l'ouest. L'élection de Donald Trump en était déjà une. Une nouvelle tentative américaine de négocier une sortie de conflit est menée actuellement par Steve Witkoff et Jared Kushner. L'idée est d'offrir à Poutine une porte de sortie sous forme de victoire symbolique, notamment sur le plan territorial. Volodymyr Zelensky le sait : l'étau stratégique se resserre. Côté américain, le Pentagone thésaurise ses missiles de défense antiaérienne au profit du brasier du Moyen-Orient. Politiquement, ses alliés de l'Europe de l'Ouest sont affaiblis par des partis d'extrême droite favorables à Poutine. En Allemagne, l'AfD, favorable à la Russie, vient de remporter une élection régionale. En France, Louis Aliot vient d'affirmer que, pour le RN, la France ne paierait pas pour l'Ukraine. Le pari du maître du Kremlin, financer et cajoler les extrêmes droites du continent, touche à son terme : de lâcheté en capitulation, l'Occident pourrait s'offrir sur un plateau.
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